- Écrit le30 janvier 2026
- 6 min
À propos
Je suis Elodie Jolain, naturopathe passionnée par le bien-être global, j’accompagne les particuliers et les entreprises à retrouver équilibre et vitalité grâce à des approches naturelles.
Le kudzu, ou Pueraria lobata, est une plante grimpante originaire d’Asie qui a longtemps été utilisée dans les traditions chinoises et japonaises pour accompagner certaines situations de déséquilibre.
Aujourd’hui, elle apparaît de plus en plus dans les rayons de compléments alimentaires, souvent en lien avec des accompagnements autour de la gestion des envies et addictions (alcool, tabac, nourriture) ou du confort hormonal, notamment à la ménopause.
Ce qu’est le kudzu, botaniquement parlant
Le kudzu est une liane vigoureuse, à feuilles trifoliées et à fleurs mauves parfumées, qui pousse très rapidement dans certaines régions chaudes.
En phytothérapie, ce sont surtout les racines qui sont utilisées, riches en composés appelés isoflavones, dont la puérarine, que l’on retrouve aussi dans d’autres plantes comme le soja.
Ces molécules végétales intéressent les chercheurs car elles interagissent avec certains systèmes du corps, notamment ceux liés à la régulation hormonale et à la circulation sanguine.
Cependant, il est important de rappeler que le kudzu n’est ni un médicament, ni une solution miracle, mais un support à intégrer dans une approche globale (alimentation, sommeil, gestion du stress, activité physique).
Les 3 bienfaits du kudzu :
1. Accompagnement autour des envies (alcool, tabac, nourriture)
Le kudzu est souvent cité dans les accompagnements visant à réduire les envies liées à certaines dépendances, notamment l’alcool ou le tabac.
Des études expérimentales et des essais cliniques ont montré qu’il pouvait, dans certains cas, diminuer la quantité consommée ou la fréquence des prises, mais ces résultats restent à interpréter avec prudence et ne remplacent en aucun cas un suivi médical ou un accompagnement spécialisé.
En naturopathie, le kudzu peut être envisagé comme un levier parmi d’autres, associé à un travail sur la gestion du stress, la qualité du sommeil, l’alimentation et les émotions, plutôt que comme une solution isolée.
2. Confort au moment de la ménopause
De nombreuses femmes s’interrogent sur le kudzu en lien avec les bouffées de chaleur et les variations de confort liées à la ménopause.
Les isoflavones présentes dans le kudzu peuvent interagir avec certains récepteurs hormonaux, ce qui explique l’intérêt porté à cette plante dans les accompagnements autour du confort féminin.
Des essais cliniques ont observé une diminution de la fréquence ou de l’intensité des bouffées de chaleur chez certaines femmes, mais les résultats varient d’une personne à l’autre.
3. Soutien de la circulation et de la tension artérielle
Le kudzu est aussi parfois mentionné dans les accompagnements visant le soutien de la circulation et la pression artérielle.
Certaines études suggèrent qu’il pourrait avoir un effet modulateur sur la tension et le rythme cardiaque, mais ces effets restent à nuancer et ne doivent pas faire oublier les recommandations médicales classiques (contrôle régulier, traitement si prescrit, hygiène de vie adaptée).
En naturopathie, je considère le kudzu comme un complément possible, à intégrer dans un cadre plus large incluant activité physique, gestion du poids, réduction du sel, et limitation des facteurs de stress.
Formes disponibles et façon de l’utiliser
Le kudzu se trouve aujourd’hui sous plusieurs formes :
Gélules ou comprimés (extrait standardisé de racine de kudzu) ;
Poudre de racine à diluer dans de l’eau ou dans des préparations culinaires ;
Teinture mère ou extraits liquides, souvent en synergie avec d’autres plantes.
Les dosages varient selon les fabricants et les objectifs recherchés.
En pratique, il est souvent conseillé de commencer par une dose faible et d’observer la tolérance, en particulier au niveau digestif (ballonnements, inconforts).
La durée de prise est généralement limitée dans le temps (quelques semaines à quelques mois), avec des pauses, afin de laisser au corps le temps de se réajuster.
Il est préférable de ne pas dépasser les doses indiquées sur l’emballage et de s’assurer de l’absence d’interactions avec d’éventuels traitements médicamenteux.
Précautions, contre‑indications et limites
Même si le kudzu est d’origine végétale, il n’est pas adapté à tout le monde.
Les principales précautions concernent :
Grossesse et allaitement : le kudzu est généralement déconseillé, en raison de son interaction potentielle avec les systèmes hormonaux.
Cancers hormono‑dépendants : en cas d’antécédent de cancer du sein, de l’utérus ou d’autres cancers sensibles aux hormones, il est préférable de ne pas l’utiliser sans avis médical.
Traitements médicamenteux : le kudzu peut interagir avec certains médicaments, notamment les anticoagulants ou les traitements hormonaux.
Il peut aussi entraîner, chez certaines personnes, des effets secondaires bénins comme des ballonnements, des maux de tête ou une sensation de somnolence.
En cas de symptômes inhabituels ou persistants, il est recommandé d’arrêter la prise et de consulter un professionnel de santé.
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Comment intégrer le kudzu dans une approche globale de santé
En naturopathie, le kudzu n’est jamais envisagé comme une “solution magique”, mais comme un outil parmi d’autres au service d’un équilibre global.
Voici quelques axes que j’explore régulièrement en consultation pour accompagner mes patients qui envisagent ou utilisent déjà le kudzu :
Alimentation équilibrée : privilégier des repas riches en légumes, céréales complètes, protéines de qualité et bonnes graisses, tout en limitant les excitants (café, alcool, sucres rapides) qui peuvent amplifier certaines sensations désagréables.
Gestion du stress : respiration, cohérence cardiaque, marche en pleine nature, yoga ou méditation peuvent aider à réduire la fréquence des envies ou des réactions corporelles intenses.
Activité physique régulière : même une marche quotidienne de 30 minutes peut améliorer la circulation, le sommeil et la stabilité émotionnelle.
Qualité du sommeil : chambre fraîche, routine du soir, limitation des écrans avant le coucher, tout cela contribue à un meilleur confort global.
Le kudzu peut alors être intégré en cohérence avec ces leviers, plutôt que comme un substitut à un travail plus profond sur le mode de vie.
Les conseils fournis ici ne sauraient se substituer à un avis médical, la naturopathie s’inscrit dans une démarche de complémentarité, n’arrêtez jamais un traitement en cours sans l’autorisation de votre médecin qui est le seul habilité à poser un diagnostic, prescrire ou modifier un traitement allopathique.