
Peau plus ferme, articulations souples, cheveux brillants… Depuis quelques années, le collagène s’invite dans nos tasses de café, nos smoothies ou nos gélules “anti-âge”. Mais que vaut réellement cette protéine star ? Faut-il vraiment en prendre sous forme de complément ? Et si oui, lequel choisir ?
Plongeons ensemble dans le monde du collagène, en séparant le vrai du marketing, avec un regard naturopathique et éclairé.
Collagène : le fil conducteur de notre corps
Imaginez une armature invisible qui soutient et maintient tout en souplesse : c’est le collagène.
Cette protéine représente environ un quart des protéines totales de notre organisme. On la retrouve dans la peau, les tendons, les ligaments, les cartilages, les os et même les parois de nos vaisseaux sanguins.
Elle existe en plusieurs “versions” :
Type I : très présent dans la peau, les os et les tendons.
Type II : prédominant dans les cartilages.
Type III : associé aux tissus souples, comme la peau et les organes.
Ce réseau de fibres est naturellement produit par nos cellules, à condition qu’elles disposent des bons nutriments (vitamine C, acides aminés, zinc…).
Pourquoi notre collagène diminue… et ce que ça change
À partir de 25 ans, notre production de collagène ralentit. Résultat :
La peau perd de son élasticité et des rides apparaissent.
Les articulations deviennent plus raides, voire douloureuses.
Les os perdent en densité avec l’âge, surtout chez les femmes après la ménopause.
Le stress oxydatif (pollution, soleil, tabac…), une alimentation pauvre en nutriments ou un sommeil insuffisant peuvent encore accélérer cette perte.
Complément alimentaire au collagène : promesse ou réalité ?
La recherche scientifique, bien que parfois limitée, montre des résultats encourageants.
Pour la peau : certaines études ont observé jusqu’à 36 % de réduction des rides et +19 % d’élasticité après 8 à 12 semaines de supplémentation en collagène hydrolysé.
Pour les articulations : amélioration de la mobilité et diminution des douleurs, notamment chez les sportifs ou les personnes souffrant d’arthrose.
Pour les os : quelques essais suggèrent un bénéfice sur la densité osseuse, surtout en période de ménopause.
En revanche, il n’existe pas de preuve miraculeuse : les effets varient d’une personne à l’autre et dépendent de la qualité du produit et de la régularité de la prise.
Quel collagène choisir ?
Pour que le collagène ingéré soit réellement absorbé, il doit être hydrolysé (coupé en petits peptides). Ces peptides passent la barrière intestinale et stimulent la production endogène de collagène.
Collagène marin : issu de la peau ou des arêtes de poisson, riche en peptides de petit poids moléculaire, facile à assimiler. Convient aux pesco-végétariens.
Collagène bovin/porcin : tout aussi efficace, souvent un peu moins cher.
Astuce naturopathique : associez votre collagène à de la vitamine C pour favoriser sa synthèse naturelle.
Dosage recommandé dans le commerce : entre 2,5 g et 10 g/jour sur une durée de 8 à 24 semaines. Pour un effet durable, opter pour une cure de 3 à 6 mois est idéal.
Mon avis de naturopathe : un outil dans une approche globale
Le collagène peut être un allié précieux, mais il ne remplace pas un mode de vie équilibré. En effet, si on prend son collagène, mais que derrière, nous sommes stressés, nous dormons mal, nous fumons ou on s’alimente de produits transformés, il ne risque pas de faire des miracles. Comme son nom l’indique, cela doit rester un complément de l’alimentation.
En naturopathie, on favorise plutôt :
Une alimentation riche en nutriments : fruits et légumes frais (vitamine C), protéines de qualité, bouillons d’os, légumineuses…
Certains aliments sont précurseurs aussi du collagène, car elles apportent des acides aminés et des cofacteurs (vitamine C, zinc, cuivre …) on retrouve les protéines (œufs, poissons, viandes maigres, légumineuses), les agrumes et certains légumes riches en vitamine C comme le poivron, le brocoli ou le persil, et également des oléagineux comme la noix de cajou, les graines de courge, les noix.
Une bonne hygiène de vie : gestion du stress, sommeil réparateur, activité physique douce mais régulière.
Des soins externes : massages, hydrothérapie (sauna …) et une protection solaire quotidienne.
Conclusion
Si vous cherchez à préserver la jeunesse de votre peau, à soutenir vos articulations ou à prévenir la perte osseuse, le collagène en complément alimentaire peut être un choix intéressant, surtout si vous le choisissez hydrolysé, de qualité, et intégré dans une approche globale de bien-être.
En naturopathie, on aime rappeler que le corps fonctionne en orchestre : le collagène est un instrument clé, mais il joue toujours mieux sa partition lorsqu’il est entouré des bons musiciens — alimentation, sommeil, mouvement, sérénité.
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Les conseils fournis ici ne sauraient se substituer à un avis médical, la naturopathie s’inscrit dans une démarche de complémentarité, n’arrêtez jamais un traitement en cours sans l’autorisation de votre médecin qui est le seul habilité à poser un diagnostic, prescrire ou modifier un traitement allopathique.

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